« L’un des aspects de la campagne consiste à faire preuve d’une réelle honnêteté en admettant qu’il ne s’agit pas d’une expérience agréable, dit-il, mais il y a certaines choses que l’on peut faire pour rendre cette expérience moins difficile. » Dans certaines parties du site, on aborde le sentiment d’humiliation que peuvent éprouver les hommes transsexuels lors d’un examen pelvien, et la douleur causée par l’insertion d’un spéculum chez une personne qui n’a jamais vécu de pénétration.
« Notre capacité de prendre soin de nous-mêmes et de défendre nos propres intérêts est en avance sur la capacité du système de santé de répondre à nos besoins », dit Scheim. Il souligne que les gens ont le droit de poser des questions à leur fournisseur de soins à propos de son expérience avec certaines populations. « Nous savons que le système n’est pas parfait, mais en attendant qu’il s’améliore, nous devrions être en mesure de nous occuper le mieux possible de notre propre santé. »
Les sites donnent l’impression qu’ils sont conçus par des pairs et pour des pairs. Les gens qui apparaissent sur les photos font partie des communautés LBT de Toronto. Certains lecteurs ou lectrices peuvent donc les connaître ou du moins avoir entendu parler d’eux. Dobinson dit que cela donne de la crédibilité aux sites et à l’information qu’ils contiennent. Cela fait partie de l’aspect de renforcement des communautés qu’elle considère particulièrement important pour la réussite d’une campagne de promotion de la santé.« Parfois, les campagnes de santé qui ne sont pas issues des milieux LBT peuvent réellement exclure les femmes LBT, et certaines d’entre elles ont tendance à croire que ces campagnes ne s’adressent pas à elles, fait remarquer Dobinson. Certaines campagnes ont un caractère plus inclusif, mais il existe toujours des endroits conçus pour les femmes LBT où elles peuvent obtenir l’information qui les concerne plus particulièrement. Nous allons pouvoir rejoindre un plus grand nombre de femmes LBT avec de l’information qui s’adresse spécifiquement à elles. »
Des évaluations officielles du projet seront effectuées bientôt, mais selon certaines données empiriques provenant de cliniques qui traitent un volume élevé de patients LBT, un nombre accru de personnes se sont présentées pour des tests de Papanicolau depuis le lancement de la campagne.
Dobinson œuvre depuis longtemps à la défense et à la promotion des intérêts des personnes LBT. Elle a participé à des campagnes sur la santé du sein et à des campagnes s’adressant aux lesbiennes et aux femmes bisexuelles, en plus d’être l’une des seules personnes au pays à avoir travaillé de façon soutenue dans le cadre de projets axés sur la promotion de la santé des lesbiennes et des femmes bisexuelles au cours des dernières années.
Elle connaît bien l’homophobie et l’hétérosexisme que subissent parfois les lesbiennes et les femmes bisexuelles au sein du système de santé, et a entendu parler de moult interactions négatives avec les professionnels de la santé. Mais elle constate aussi que des changements positifs pour les femmes LBT surviennent depuis quelques années.
« À mesure qu’un nombre croissant de fournisseurs de soins obtiennent une éducation plus poussée sur la santé des femmes LBT et que de plus en plus de ressources sont offertes, poursuit Dobinson, il existe davantage de ressources à partager avec les femmes LBT, qui sont alors plus susceptibles de consulter et d’obtenir un accueil positif. Si ces deux choses se produisent, alors j’imagine que les femmes sont encouragées à retourner consulter en ayant le sentiment qu’elles obtiendront des soins de qualité. »
À Planned Parenthood Toronto, où elle travaille depuis août dernier, Dobinson dit être « très enthousiaste de faire partie d’une organisation qui fait à ce point une priorité des femmes LBT et de leur santé sexuelle et génésique ».
Jane Shulman est directrice de l’échange des connaissances au Réseau canadien pour la santé des femmes.
Qu’est-ce que le test de Papanicolau ?
Cette information est tirée du site Web Check it Out, avec la permission de la Queer Women’s Health Initiative.
Le test de Papanicolau n’est une sinécure pour personne. Nombre d’entre nous ne savons même pas trop à quoi il sert, ni s’il est nécessaire et pourquoi il l’est. L’information qui suit explique en quoi consiste ce test et pourquoi vous devriez songer à vous en prévaloir.
• Le col correspond à l’extrémité la plus étroite de l’utérus, qui est dotée d’une ouverture minuscule (que l’on appelle orifice externe) reliant l’utérus au vagin.
• Examen microscopique de cellules prélevées dans le col utérin, le test de Papanicolau est réalisé dans un bureau de médecin ou en clinique. Il fait habituellement partie d’un examen pelvien général, lequel consiste en un examen complet des organes pelviens (utérus, ovaires, col, etc.).
• Le test de Papanicolau est un moyen de dépistage précoce du cancer du col utérin, dont la prévention devient possible par un traitement approprié, au besoin.
• Le test de Papanicolau ne permet pas de faire le dépistage d’autres formes de cancer.
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Network 12-2FR.pdf | 1.05 Mo |
Les plus récents
À propos du RCSF Nouvelles et Articles Ressources Votre Santé Joignez-vous à nous!
© 2012 Le Réseau canadien pour la santé des femmes.

Le Réseau canadien pour la santé des femmes et les Centres d'excellence pour la santé des femmes reçoivent une aide financière de Santé Canada par l'entremise du Programme de contribution pour la santé des femmes. Les opinions exprimées ne reflète pas nécessairement la politique officielle de Santé Canada.
