Compte-rendu - Santé vous bien, un jour à la fois

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Publication Date: 
mec, 2012-08-15

Compte-rendu 

Santé vous bien, un jour à la fois
Jeannine Ouellette, Éditeur : Triyana Productions, 2012

Par Mélissa Boizot-Roche
Dans une société obsédée par la jeunesse, la minceur, les maladies et les microbes, nous sommes constamment bombardés d’informations sur comment améliorer notre santé.  Il est naturel de s’y perdre avec toutes ces informations souvent contradictoires.  Avec son nouveau livre, Santé vous bien, Jeannine Ouellette tente de nous aider à faire la part des choses.  

Santé vous bien, un livre d’à peine 200 pages, est divisé en onze chapitres.  Dès l’introduction, Jeannine Ouellette ne perd pas de temps et s’attaque immédiatement à ce qu’elle appelle des mythes, ces excuses dont nous nous servons tous pour ne pas prendre le temps de faire attention à notre santé.  Jeannine Ouellette est plutôt convaincante, et les lecteurs risquent en effet de terminer le chapitre en étant persuadés de l’importance de prioriser leur santé, et ce, malgré toutes les obligations quotidiennes auxquelles chacun de nous faisons face.

Recension de film - Programmed to be Fat

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Publication Date: 
mec, 2012-08-15

Recension de film

Programmed to be Fat
Un documentaire réalisé par Bruce Mohun.
Écriture du scénario : Bruce Mohun et Helen Slinger. Production : Sue Ridout, Helen Slinger et Sara Darling pour les Productions Dreamfilm, avec le concours de la CBC.

Par Alex Merrill

Qu’est-ce qui cause l’obésité? Pourquoi le taux d’obésité a-t-il presque doublé en 30 ans? Et comment éviter la crise mondiale qui se profile à l’horizon en raison de la progression des taux de diabète associés à l'obésité? Les organismes de santé s'interrogent sur ces questions à plusieurs milliards de dollars, non seulement dans les pays riches, mais aussi dans les pays en développement – partout où l’on a adopté un mode de vie occidental.

Malgré les prétentions farfelues de l'industrie de l’amaigrissement, il n'existe pas de solution miracle. Les stratégies actuelles en matière de prévention de l’obésité bombardent les gens avec des messages leur disant qu'ils sont trop gros et qu’ils devraient contrôler leur alimentation et faire davantage d'exercice. Or les campagnes qui cherchent à blâmer et à couvrir de honte les personnes de forte constitution ratent complètement leur cible, et à fort prix. La prévention de l'obésité, on s’en rend compte peu à peu, ne se résume pas à calculer les calories ingérées et dépensées. Il s’agit d'une équation complexe, où plusieurs facteurs entrent en jeu : la pauvreté; les « géants » de l'alimentation qui proposent des produits gras, salés et bourrés d'additifs; notre mode de vie sédentaire, ainsi que nos environnements de travail.

Compte rendu de livre - I Feel Great About My Hands

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Publication Date: 
mec, 2012-08-15

COMPTE RENDU DE LIVRE

I Feel Great About My Hands: And Other Unexpected Joys of Aging
Shari Graydon, Douglas & McIntyre Press, 2011

I Feel Great About My Hands
Par Anne Rochon Ford
Se voulant une réponse au livre de Nora Ephron intitulé J’ai un problème avec mon cou! et autres considérations sur la vie de femme, ce nouveau recueil de textes rassemblés par Shari Graydon est un véritable baume pour les cinquantenaires parmi nous, à qui il n’est plus nécessaire de rappeler que vieillir… n’a rien d’une partie de plaisir. Y sont réunies les paroles d’humour et de sagesse de 40 femmes de tous les horizons, dont la politicienne et militante pour l’environnement Elizabeth May, la poète Susan Musgrave, la chef d’antenne Alison Smith, la spécialiste du droit Constance Backhouse, l’écrivaine Sheree Fitch et l’ancienne sénatrice Sharon Carstairs.

Pas besoin de chercher loin pour constater que nous vivons dans une société qui voue un culte à la jeunesse et au paraître jeune. Difficile d’échapper en effet aux efforts inlassables investis par l’industrie pharmaceutique et des cosmétiques pour découvrir la cure ou l’élixir idéal pour combattre les « ravages » du temps. Comme le résume si bien Mary Walsh dans son texte, « …]ce n’est pas une époque idéale pour devenir une vieille dame en Occident, au sein de cette culture obsédée par la jeunesse, où l’on considère qu’un visage ridé est un échec moral ».

Femmes et catastrophes

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Publication Date: 
mec, 2010-03-31

Adapté de l’article Pas seulement des victimes : les femmes en situation d’urgence et lors de désastres, publié par le groupe Les femmes et la réforme de la santé

Après le récent séisme en Haïti, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a fait la une des actualités lorsqu’il a commencé à distribuer des coupons alimentaires « pour femmes seulement ». En distribuant une aide qui s’adressait exclusivement aux femmes, les responsables de ce programme voulaient s’assurer que celle-ci atteint le plus grand nombre de personnes. Selon eux, c’était surtout les femmes qui avaient pour tâche d’approvisionner le foyer en nourriture, et elles ne parvenaient pas à accéder à l’aide alimentaire parce que de jeunes hommes les bousculaient pour passer en tête de file ou se ruaient sur les camions d’aide.

Pour la première fois, nombre de gens étaient témoins des effets engendrés par les rapports sociaux entre les sexes en contexte de désastre. Au cours des 15 dernières années, les recherches sur la question du sexe social et des désastres se sont multipliées, puisqu’il est maintenant reconnu que l’étude des influences du sexe et du genre permet de cerner les diverses forces et vulnérabilités en temps de crise et de se préparer en conséquence.

Pourquoi devons-nous penser aux femmes en situation d’urgence?

Les femmes et les hommes, les filles et les garçons peuvent vivre le même désastre, mais ils vivront probablement des expériences différentes. Par exemple, les risques pour la santé des femmes et des hommes ne seront pas les mêmes. Les femmes sont physiquement plus vulnérables aux effets des vagues de chaleur, et les femmes en fin de grossesse pourraient avoir besoin de transports spéciaux ou d’autre type de soutien dans une situation d’urgence.

La marginalisation par l’agrégation

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Publication Date: 
jeu, 2010-09-30

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la deuxième cause de mortalité au Canada, tout juste après le cancer. Les données agrégées donnent l’impression que les MCV touchent les femmes et les hommes de façon identique : en 2000, les femmes comptaient pour 50,5 % des décès attribuables aux MCV et les hommes, pour 49,5 %. Or l’agrégation des données peut masquer des différences énormes entre les sexes. En appliquant une analyse des influences du genre et du sexe, on s’aperçoit qu’historiquement, le taux de mortalité associé aux MCV était supérieur chez les hommes, d’où la perception qu’elles touchent principalement des hommes d’âge moyen. Jusqu’à récemment, toutefois, les recherches sur les MCV ne portaient souvent que sur les hommes, ce qui expliquerait le biais actuel dans nos connaissances sur leurs symptômes et leur traitement. De nouveaux travaux ont démontré depuis que les symptômes peuvent différer selon le sexe. De nombreux groupes, dont la Fondation des maladies du cœur du Canada, organisent actuellement des campagnes de sensibilisation à ce sujet. Si l’on dispose désormais de données sexospécifiques sur les MCV, c’est que les projets de recherche ont commencé à inclure les deux sexes et à ventiler les données selon le sexe; certains scientifiques travaillent même à la mise au point d’indicateurs sexospécifiques des MCV. En d’autres termes, le fait de remettre en question l’agrégation des données a permis de révéler des sources de marginalisation autrefois invisibles. La recherche prend donc une direction nouvelle qui devrait contribuer à améliorer les soins cardiovasculaires pour tous les segments de la population canadienne.

Faire tomber les murs

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Publication Date: 
jeu, 2010-09-30

Arguments en faveur de solutions de rechange à l’incarcération pour répondre adéquatement aux besoins des femmes criminalisées

Pourquoi privilégier le terme « criminalisé »?

De nombreuses chercheuses et militantes féministes s’abstiennent désormais d’utiliser des termes comme « criminel » ou « délinquant ». En effet, elles jugent que ces étiquettes contribuent à isoler et à pathologiser les personnes aux prises avec le système de justice pénale. Elles leur préfèrent le terme « criminalisé », voulant attirer l’attention sur les aspects sociaux, politiques, économiques, culturels et psychologiques du crime et de la criminalité. Cette approche suppose que certains facteurs ont une incidence la façon dont les femmes et les hommes sont traités par la société et le système de justice pénale. Parmi ceux-ci, le sexe, la race, l’éducation, l’emploi, le revenu, le logement et d’autres déterminants de la santé. Ces facteurs permettent d’expliquer en partie les raisons pour lesquelles certaines femmes et certains hommes commettent des crimes; de plus, ils ont une incidence sur la désignation de certains actes en tant que crimes.

Dans le climat sociopolitique actuel au Canada, on observe de la part de certains gouvernements un mouvement vers l’augmentation des dépenses consacrées à l’incarcération. Or plutôt que de construire de nouvelles prisons, il y aurait lieu d’analyser en profondeur celles qui existent déjà et de chercher des solutions de rechange qui répondraient mieux aux besoins des personnes aux prises avec le système correctionnel.

Hommage à une battante : S. Joyce Attis

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Publication Date: 
jeu, 2011-03-31

par Madeline Boscoe et Anne Rochon Ford

Récemment, le mouvement de sensibilisation au problème des implants mammaires a perdu l’une de ses militantes les plus vaillantes et engagées. Connue par plusieurs comme le porte-voix des victimes, Joyce Attis est décédée le 25 novembre dernier à Toronto de complications postopératoires. Elle avait 59 ans.

En 1991, Joyce et trois autres militantes avaient fondé l’association Breast Implant Line of Canada, dans le but de venir en aide aux femmes touchées par les multiples conséquences associées aux prothèses mammaires de silicone. Sa propre vie adulte fut marquée par une succession de problèmes de santé (maladies auto-immunes, maux de dos), ce qui ne l’empêcha pas de répondre, au fil des ans, à des dizaines de milliers d’appels de femmes dans la même situation, de leur offrir une oreille compatissante et des conseils judicieux et de publier un bulletin d’information pour faire circuler son message. Son travail au nom des femmes ne s’est pas arrêté là : pendant des années, Joyce a œuvré sans relâche à l’amélioration de la sûreté des appareils médicaux. Dans les années 90 et au début des années 2000, elle s’est présentée maintes fois devant les élus et les responsables de la réglementation et s’est adressée aux médias à plusieurs reprises. En 2005, elle a déposé un mémoire dans le cadre audiences publiques tenues à Ottawa sur les prothèses mammaires de silicone. Comme d’autres avant elle, l’expérience personnelle avait pris une dimension politique.

Naître parmi les siens

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Publication Date: 
jeu, 2011-03-31

Le Réseau s’entretient avec Shirley Tagalik, militante de la santé, sur les raisons qui ont motivé sa communauté à se mobiliser pour ramener la prestation des soins maternels dans la région

Un an après l’annonce hypermédiatisée de la nouvelle Initiative sur la santé maternelle lancée par le gouvernement fédéral, Shirley Tagalik, mère et militante du Nunavut en matière de santé et d’éducation, se demande quand la prestation de soins à la mère et à l’enfant dans sa localité redeviendra une priorité pour les autorités.

Shirley Tagalik vit à Arviat, une petite localité du Nunavut qui compte environ 3000 habitants et affiche régulièrement le taux de natalité le plus élevé au Canada. Chaque année, près de 70 résidentes de la région mettent un enfant au monde, mais aucune à Arviat même. La raison? Vers la fin de la grossesse, les femmes doivent préparer leur valise et prendre l’avion vers un grand centre comme Winnipeg ou Rankin Inlet afin d’y passer les dernières semaines et accoucher dans un hôpital. Ces déplacements font partie du système de prise en charge médicale dans le Nord canadien. Ainsi, même un accouchement sans risque peut coûter jusqu’à 12 000 $ et obliger la nouvelle maman à passer un mois ou davantage loin de son foyer et de sa famille.
Pendant quelques mois en 2008, la population a nourri l’espoir qu’il ne serait plus nécessaire pour la majorité des femmes de quitter leur ville pour accoucher. Un centre de naissance était en construction et deux sages-femmes avaient été embauchées; pour la première fois depuis des années, trois nouveau-nés voyaient le jour à Arviat.

La question du genre en Saskatchewan

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Publication Date: 
jeu, 2011-03-31

Des chercheuses et des chercheurs se réunissent pour discuter de santé des femmes

En janvier 2011, le Centre d'excellence pour la santé des femmes - région des Prairies (CESFP) a organisé deux activités visant à souligner l'importance de la recherche effectuée sur la santé des femmes en Saskatchewan et à permettre le partage de ses résultats. Les présentations et les débats ont commencé le soir du jeudi 20 janvier, à l'occasion d'un Café scientifique portant sur les questions rattachées à la santé des femmes et à la condition féminine, qui s'est tenu à la librairie McNally Robinson de Saskatoon. Cet événement a été suivi d'un atelier sur les questions rattachées à la condition féminine, qui a eu lieu le vendredi 21 janvier à l'Université de la Saskatchewan.

Café scientifique

Malgré un temps froid, l'organisatrice Yvonne Hanson (coordonnatrice en éducation à la diversité et chercheuse du CESFP) a pu se réjouir d'une participation nombreuse au Café scientifique organisé sous l'égide des Instituts de recherche en santé du Canada. Comme le mentionnait le Star Phoenix de Saskatoon, il s'agissait d'un événement public offrant aux personnes présentes la possibilité de poser des questions et de débattre des réponses proposées. La soirée a dépassé les attentes des participants, qui ont pu y faire du réseautage, établir des liens et en apprendre davantage à propos de méthodes de recherche particulières.

Matière à réflexion

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jeu, 2011-03-31

l’entrevue motivationnelle pour les troubles de l’alimentation

par Stephanie Cassin

Malgré les recherches à profusion sur le traitement des troubles de l’alimentation et la disponibilité croissante des traitements fondés sur un raisonnement empirique dans la communauté (p. ex., la thérapie cognitivo-comportementale), les troubles de l’alimentation ont toujours la réputation d’être difficiles à traiter. Dans cette optique, peut-être vous demandez-vous  all of the recent developments in the treatment of eating disorders,pourquoi certaines femmes développent des troubles chroniques de l’alimentation qui ne semblent répondre à aucun traitement, ou encore pourquoi certaines femmes rechutent après avoir suivi un traitement en apparence réussi. Une explication possible est que pour une multitude de raisons valables, toutes les femmes qui recherchent un traitement pour traiter un trouble de l’alimentation ne sont, en fait, pas toujours disposées au changement. La technique d’entrevue motivationnelle est une brève intervention qui a été conçue pour mettre en lumière cet aspect. 

Comme professionnels des soins de la santé, nous présumons souvent que les personnes cherchent un traitement pour les raisons suivantes : 1) elles se soucient de leur condition physique ou mentale; 2) elles sont prêtes à faire un certain changement qui pourrait apaiser la douleur physique ou émotionnelle. Par exemple, nous pouvons penser qu’une femme qui se présente pour le traitement de l’anxiété ou de la dépression souffre de ces symptômes et souhaite apprendre quelques techniques d’adaptation ou prendre une médication quelconque pour atténuer l’anxiété ou ses humeurs. Avec un peu de chance, nos hypothèses se confirment, le traitement a lieu, les symptômes sont diminués et la qualité de la vie s’améliore. Avec beaucoup de chance, ces améliorations persistent avec le temps. 

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