Quand la nourriture manque

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(Toronto) Les femmes dont les familles reáoivent de l'assistance sociale souffrent de la faim.

Une étude effectuée en mars 1998 auprès de 153 utilisatrices de banques alimentaires révélait que les prestations d'assistance sociale ne sont pas suffisantes pour couvrir les frais d'épicerie.

Selon l'étude menée par le département des sciences de la nutrition de l'Université de Toronto, 94 % des femmes interviewées souffrent régulièrement de la faim, malgré le fait qu'elles se serrent la ceinture, retardent le paiement des factures, se passent de téléphone et vendent leurs possessions.

Un tiers d'entre elles rapportent que leurs enfants ont aussi souffert de la faim au cours de la dernière année.

Plusieurs affichaient un poids inadéquat et souffraient de carences alimentaires, dont des manques en fer et en protéines. Leur alimentation ne comportait pas les taux de calcium recommandés.

Quatre-vingt dix pour cent des femmes à l'étude ont moins d'un tiers du revenu considéré par Statistiques Canada comme étant le seuil de la pauvreté. Les deux-tiers des femmes sont chefs de familles monoparentales.

Pour de plus amples renseignements sur ce rapport, contactez Valerie Tarasuk au valerie.tarasuk@utoronto.ca















Les femmes en fumée

Les adolescentes justifient le fait qu'elles fument en évoquant la pression des pairs et la curiosité. Certaines adolescentes et jeunes femmes adoptent la cigarette pour affronter et gérer leur stress. Les jeunes femmes sont aussi lus influencées que les jeunes homes par les comportements de la famille ou des amis, en ce qui a traiit à la cigarette.

Ce sont là les données provenant du document "Les Femmes et le tabagisme, plan d'action avril 1995", dans le dossier Femmes et tabagisme. On y examine les raisons qui motivent une jeune femme à devenir fumeuse et on y aborde les stratégies de prévention et de cessations.

Cette publication utilise des extraits de différentes études, telle que "Sortie de secours: les femmes handicapées et le tabac", du Réseau des femmes handicapées.

Pour commander un exemplaire, contactez:

Bureau des programmes du tabagisme
Tél. (613) 957-8333
Téléc. (613) 952-5188
Courriel sylvie_lapointe@hc-sc.gc.ca


Des changements à la protection de la santé

Santé Canada élabore une nouvelle stratégie pour la protection de la santé et mènera des consultations dans le but d'entendre votre point de vue sur les changements qui s'imposent.

Il sera question de la Direction de la protection de la santé et de ses pratiques de surveillance et de contrôle des maladies, de normalisation en matière de produits et d'application de la réglementation. Ces sujets ainsi que d'autres thèmes seront abordés, et Santé Canada demandera à ses partenaires, aux organismes et aux individus intéressés à la protection de la santé d'identifier les changements qui doivent être apportés. Des questions sur l'éthique des nouvelles technologies seront certainement soulevées.

Responsabilités partagées, vision partagée : le renouvellement de la législation fédérale en matière de protection de la santé, un document publié par la Direction, vise à mettre sur table certaines questions importantes, avant les consultations. Vous pourrez obtenir le document à sa sortie, en communiquant avec :

Les publications de Santé Canada
Ottawa (ON) K1A 0K9 Canada
Tél.: (613) 954-5995
Téléc.: (613) 941-5366
Il sera affiché sur Internet, au:
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/transitn/index.html

Vous pouvez communiquez avec la DPS, Renouveau de la législation, au: (613) 954-4364 ou au 1-888-288-2098 (sans frais).












Faites le saut dans notre système

Le Réseau canadien pour la santé des femmes est tout prêt à vous inscrire dans sa base de données. Cela fait, nous pourrons vous aiguiller vers des services de santé, des ressources et des renseignements offerts partout au pays, sans parler des autres groupes qui pourront vous joindre. Contactez:

Patricia Fader
Coordonnatrice du centre de documentation
Réseau canadien pour la santé des femmes
Bureau 203, 419, av. Graham
Winnipeg MB R3C 0M3
Tél.: 1-888-818-9172




PSST! Pat est aussi en voie de mettre sur pied notre centre national de documentation--faites-lui parvenir des publications sur la santé des femmes, ou communiquez-lui les coordonnées pour qu'elle puisse les commander.

Les problèmes causés par un anticholestérol

(Vancouver) Un lien a été établi entre le cancer et un médicament anticholestérol, qui est surprescrit aux femmes.

Malgré le fait que des études cliniques n'ont révélé aucun avantage dans l'utilisation du médicament anticholestérol chez les femmes ou les aînés, 60 % des prescriptions de ce médicament a été remis à cette tranche de la population, selon le BC Office of Health Technology Assessment (BCOHTA).

Mais le BCOHTA fut davantage troublé par les résultats d'études qui démontrèrent que les femmes atteintes de troubles cardiaques et qui prennent du pravastatin, un médicament anticholestérol, sont plus à risque en ce qui a trait au cancer du sein.

En début de cette année, l'instance pancanadienne de l'organisme a obtenu le droit de rendre publiques les données sur ce médicament. Bristol-Myers Squibb Canada a entamé des poursuites juridiques, déclarant que ce rapport entraînerait des effets négatifs sur les ventes de ce médicament, du nom de Pravachol (pravastatin). L'entreprise pharmaceutique perdit sa cause et ne put empêcher la publication du rapport.

Pour de plus amples renseignements, contactez :

The BC Office of Health Technology Assessment
Effie Pow
Tél.: (604) 822-7049
Téléc.: (604) 822-5690
Courriel: bcohta@chspr.ubc.ca













La main dans le sac!

(Ottawa) La Gendarmerie royale du Canada mène présentement une enquête sur une présumée dissimulation d'information impliquant Santé Canada et le dossier des implants mammaires, selon le Toronto Star du 4 juin.

En 1990, Linda Wilson se faisait extraire ses implants mammaires de marque Même, après avoir souffert d'infections graves. Suite à cet incident, elle écrivit à Norman Inkster pour lui demander d'enquêter sur le fait que Santé Canada avait exempté le distributeur des implants Même, fabriqué par Bristol-Myers Squibb, des obligations d'enregistrement et des procédures pour assurer la sécurité du produit.

Madame Wilson accusa Réal Lapperière Inc., le distributeur québécois, de vendre l'implant sans l'enregistrement requis. Dans la lettre adressée à monsieur Inkster, datée du 6 février 1990, elle écrivait : "Aucune action n'a été entreprise à son égard pour avoir manqué à la réglementation".

Personne n'a effectué de suivi à la suite des allégations de Mme Wilson, rapporta le constable Robert Chartrand au Toronto Star.

Huit ans plus tard, l'enquête du constable Chartrand examinera non seulement la réglementation de Santé Canada en ce qui a trait à l'implant Même, mais aussi la réglementation concernant tous les implants mammaires de silicone, incluant celui fabriqué par Dow Corning. Cette entreprise a consenti dernièrement à remettre 2 milliards de dollars (U.S.) aux femmes ayant eu des problèmes de santé après avoir reçu l'implant.

Environ 25 000 femmes ont reáu l'implant mammaire Même. Avant 1993, année où le gouvernement interdit le produit, environ 150 000 Canadiennes avaient déjà reçu des implants mammaires de silicone.









Une entente qui nous hante

L'entente qui, selon les criques, devait mener notre système de santé à la ruine n'est pas morte. Elle n'est qu'amochée.

L'Accord multilatérale sur les investissements (AMI) n'a pas été signé, en avril dernier, par les 29 pays les plus riches de la planète, lesquels participaient à la négociation de l'entente. Toutefois, cela ne signifie pas que le Canada sera débarrassé de l'AMI pour toujours.

"Croire à sa disparition, c'est faire preuve de naïveté", déclarait Kathleen Connors, présidente de la Fédération nationale des syndicats des infirmières. Selon elle, "ils l'ont tout simplement mis en attente, dans l'espoir que les militants croiraient à la victoire, pour ensuite poursuivre en huis clos".

En avril, le ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur avouait que la mobilisation de groupes de citoyens, tel que la fédération représentée par Madame Connors, constituait l'élément qui avait porté un coup sérieux à l'entente.

Les négociations pour l'AMI se poursuivront à l'automne, au siège social de l'OCDE, en France.

Pour de plus amples renseignements, consultez:

les documents officiels de l'AMI, au: http://www.oecd.org/freedoc.htm
les documents de la campagne contre l'AMI, au: http://mai.flora.org/ et http://www.canadians.org














Erratum

Le prix d'excellence en matière de santé des femmes du Secrétariat du Commonwealth, "Santé et conditions de vie des femmes", a été décerné à Louise Guyon et non au group "Recherche et interventions sur les substances psychoactives", tel que publié dans notre dernier numéro.