Du Centre d'excellence pour la santé des femmes de la région de l'Atlantique
Les grands spécialistes dans le domaine de la profession de sage-femme demandent au gouvernement de la Nouvelle-Écosse d'accorder aux sages-femmes un rôle central dans les services de santé partout dans la province.
« Notre priorité est d'améliorer les services de protection de la maternité et de soins aux nouveau-nés offerts aux femmes et à leur famille. Une partie intégrante de l'amélioration consiste à permettre aux femmes d'avoir accès à des services de sages-femmes payés par l'État, affirme la Dre Christine Saulnier, agente principale de recherche et coordonnatrice de Sage-femme et la santé reproductive des femmes, un programme du Centre d'excellence pour la santé des femmes de la région de l'Atlantique (CESFA).
Des spécialistes et des activistes du domaine de la santé se sont joints au CESFA à Halifax cette année pour célébrer la Journée internationale de la sage-femme en organisant un groupe de discussion devant public intitulé « The Final Push: Making Midwives Part of the Nova Scotia Health Systems ». La Dre Christine Saulnier était l'une des quatre participant(e)s du groupe et elle a donné un aperçu de la situation actuelle de la profession de sage-femme en Nouvelle-Écosse et des objectifs à long terme des personnes qui cherchent à faire changer les choses.
À l'heure actuelle, les sages-femmes n'ont aucune capacité officielle ou juridique en Nouvelle-Écosse et elles ne peuvent travailler que dans le privé, contre rémunération de leurs services. La majorité des accouchements auxquels elles assistent ont lieu à la maison, mais certains se font à l'hôpital, lieu où les sages-femmes doivent se contenter de tenir un rôle de soutien plutôt que de gestion des soins.
Au cours des quinze dernières années, deux gouvernements ont refusé d'agir dans le sens des recommandations visant l'intégration des services de sage-femme dans le système de santé de la province. En juin dernier, le gouvernement a convoqué le Working Group on Primary, Collaborative Maternity Care (le Groupe de travail sur les soins maternels primaires axés sur la collaboration de protection de la maternité) pour explorer, encore une fois, la façon de réaliser cette intégration. Le mandat de ce groupe a pris fin en juin 2005.
« Les femmes choisissent les sages-femmes parce qu'elles veulent pouvoir faire des choix en connaissance de cause et être celles qui prennent les principales décisions concernant leurs propres soins, affirme Kerstin Martin, vice-présidente de l'Association canadienne des sages-femmes. Ces choix portent entre autres sur le lieu où elles accouchent, que ce soit à l'hôpital, dans une maison de naissance ou à la maison. Les recherches montrent également que les femmes soignées par des sages-femmes sont plus heureuses de leur expérience de la maternité et ont plus de succès lorsqu'elles allaitent.
La profession de sage-femme est régie par la loi et réglementée au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Alberta, en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest, et les services des sages-femmes y sont payés par l'État, sauf en Alberta. Le Canada compte 450 sages-femmes. La formation consiste en un programme universitaire d'une durée de quatre ans offert en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique.
« Nous avons bon espoir que la Nouvelle-Écosse suivra le courant dominant et intégrera les sages-femmes dans le système de soins de santé de la Nouvelle-Écosse, et que le coût de leurs services sera couvert par le régime d'assurance-maladie », déclare Octavia James, coprésidente de la Midwifery Coalition of Nova Scotia, et consommatrice de services de sage-femme.
« Les recherches indiquent que les soins prodigués par les sages-femmes sont aussi sûrs que ceux d'un ou d'une médecin, et nécessitent beaucoup moins d'interventions médicales », fait-elle remarquer.
Il en résulte un taux moins élevé de césariennes, moins d'accouchements par ventouse et forceps, et moins d'épisiotomies (intervention chirurgicale destinée à agrandir l'orifice vulvaire lors de l'accouchement). En conséquence, les coûts de soins de santé sont moins élevés.
Les sages-femmes et les partisan(e)s de leur cause partout en Nouvelle-Écosse demeurent prudemment optimistes et sont d'avis que le gouvernement annoncera des plans pour la présentation d'une loi sur la profession de sage-femme au cours de l'année à venir, déclare la Dre Christine Saulnier.
Inscrivez-vous à la liste de diffusion des sages-femmes de l'Atlantique. Écrivez tout simplement à christine.saulnier@dal.ca pour obtenir de plus amples détails.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez visiter :
*Le Centre d'excellence pour la santé des femmes de la région de l'Atlantique
*Midwifery Coalition of Nova Scotia
L’Association canadienne des sages-femmes présente
Du 9 au 11 novembre 2005
Halifax, Nouvelle-Écosse
Pour plus de détails, visitez le site http://ca.geocities.com/canadianmidwives@rogers.com/ home.html ou écrivez à admin@canadianmidwives.org
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