L’intervention biculturelle portant sur les femmes et les problèmes de toxicomanie en C.-B.

Taille du texte: Normal / Moyen / Grand
Version imprimableVersion imprimable


par Nancy Poole

Une nouvelle étude des services offerts aux femmes autochtones aux prises avec des problèmes de toxicomanie est en voie d’être réalisée en Colombie-Britannique. Bien que ces femmes soient souvent la cible de politiques discriminatoires liées à la consommation de drogues ou d’alcool, peu de recherches ont été effectuées concernant les services de soutien axés sur l’appartenance sexuelle et desservant cette clientèle atteinte de tels problèmes.

Un sondage téléphonique a permis de trouver des femmes autochtones intéressées à discuter de questions-clés et à identifier quatre sujets prioritaires :

  • comment améliorer l’accès à des services de soutien pour femmes autochtones ayant des problèmes de toxicomanie;
  • comment mettre en place et améliorer des programmes visant à réduire les séquelles associées à la consommation de substances, tels les pratiques saines pendant la grossesse, les ordonnances de méthadone, les services de counseling ainsi que la prévention et le traitement du SIDA;
  • comment aider les communautés à composer avec le syndrome de l’alcoolisme fœtal et à intervenir de façon efficace et avec compassion auprès des mères;
  • comment mieux comprendre les femmes autochtones et travailler avec elles pour étudier les liens qui existent entre la violence et la toxicomanie. Quatre-vingt-dix représentants de pourvoyeurs de services en toxicomanie oeuvrant dans des programmes de désintoxication en réserve et hors réserve ont rencontré à Vancouver des femmes leaders autochtones, des décisionnaires et des planificateurs dans le cadre d’un forum d’une journée, en mars 2000.

Initiée par les Premières nations et autres militants dans le domaine de la santé, cette réflexion concernant des questions touchant les femmes des Premières nations quant aux problèmes de toxicomanie se penche sur des actions systémiques visant à éliminer les facteurs qui peuvent faire obstacle à des soins de qualité et à l’accessibilité.

Un deuxième groupe de 30 Premières nations et d’autres militants dans le domaine de la santé se sont rencontrés en septembre, à Williams Lake, pour définir les créneaux d’action. Barbara Harris, de Vancouver, était la conférencière invitée. Mme Harris détient une maîtrise dans le domaine des services holistiques et intégrés nécessaires pour répondre aux besoins des femmes autochtones vivant en milieu urbain, qui désirent suivre un programme de désintoxication.

Dean Dubick de l’organisme Drug and Alcohol Meeting Support for Women in Vancouver’s downtown Eastside (Rencontres de soutien pour les femmes toxicomanes vivant dans le quartier centre-ville Est de Vancouver), Deborah Schwartz et Mary Clifford figuraient parmi les participants du forum. M. Dubick a présenté un modèle de centre de guérison, Mme Schwartz a développé un programme antitabagisme novateur pour les Autochtones et Mme Clifford a créé une approche de santé holistique au Prince George Friendship Centre (Centre d’amitié de Prince George).

Vous pouvez obtenir un compte-rendu du premier forum en vous adressant au B.C. Women’s Health Bureau du ministère de la Santé de la C.-B., au (250) 952-2256 ou (250) 952-2237. Les recommandations issues de ces rencontres sont affichées à l’adresse suivante : http://www.hlth.gov.bc.ca/whb

Nancy Poole est conseillère de recherche sur la question des femmes et de la toxicomanie. Mme Poole travaille en collaboration avec le B.C. Women’s Hospital et le Centre d’excellence pour la santé des femmes, région de la C.-B.