Q&R: La santé des femmes

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Questions et réponses sur la santé des femmes

J'ai reçu un courriel qui me dit, en outre, que les antisudorifiques sont l'une des principales causes du cancer du sein. Est-ce que c'est vrai?

Ce courriel, qui circule déjà depuis plusieurs mois, ne présente que des opinions personnelles et non des faits scientifiques. Il n'existe aucune preuve scientifique démontrant que les antisudorifiques peuvent causer le cancer du sein chez les femmes.

Le courriel prétend que ces produits bloquent la transpiration et donc empêchent le corps d'éliminer les toxines au niveau des aisselles qui se logent dans les ganglions lymphatiques situés sous les bras. La concentration élevée de toxines entraînerait des mutations dans les cellules. Mais la transpiration est principalement un mécanisme de refroidissement. Ce sont le foie et les reins qui ont le rôle principal d'élimination. En plus, ce courriel déclare que la majorité des tumeurs cancéreuses se retrouvent dans le quadrant supérieur externe du sein, là où se trouvent les ganglions. En fait, seulement 50% des tumeurs cancéreuses se retrouvent dans cette région parce que le tissu mammaire se retrouve en majorité à cet endroit.

Même si les causes du cancer du sein ne sont pas connues, quelques facteurs de risque sont le fait d'être femme, l'âge, la précocité de la ménarche, et une histoire de cancer du sein dans la famille. Afin de préserver la santé de nos seins, la meilleure approche est l'examen régulier, c'est-à-dire l'auto-examen des seins chaque mois, l'examen fait par un professionnel de la santé et la mammographie chaque année pour les femmes dès l'âge de 50 ans.

Sources : Hope Breast Cancer Information Resource Centre, Manitoba et Réseau d'échange d'information du Québec sur le cancer du sein


Mon médecin vient de me contacter pour me dire que mon dernier test Pap était anomal. Qu'est-ce que ça veut dire?


Le test Pap (cytologie vaginale) permet une détection précoce de cellules anormales, précancéreuses ou cancéreuses, du col de l'utérus. Bien que des résultats anormaux puissent vous mettre en peur, ceci veut rarement dire que vous avez le cancer. Si les résultats anormaux sont causés par une irritation du col utérin, une infection vaginale étant la cause principale, votre médecin répétera le test Pap jusqu'à ce que les résultats soient normaux. Si l'on détecte des cellules anormales (dysplasie cervicale), votre médecin poursuivra avec autres tests. Par l'entremise d'une colposcopie, qui montre le col de l'utérus à l'aide d'une grosse loupe binoculaire, votre médecin peut voir directement les anomalies présentes et faire le prélèvement d'un petit fragment: une biopsie. C'est une procédure simple où les cellules anormales sont enlevées du col de l'utérus avec un instrument qui ressemble à une longue pince afin d'être examinées par un microscope.

Une dysplasie confirmée doit être traitée par cryothérapie, laser ou conisation. Le traitement par cryothérapie ou laser ne concerne que les anomalies les moins graves situées sur la partie la plus externe du col. Une cryothérapie détruit les cellules anormales en les exposant à l'azote liquide. Le traitement par laser vaporise ces cellules par un faisceau de lumière précis. Pour les cas plus avancés, où les cellules sont proprement dites cancéreuses ou s'étendent dans le canal cervical, on exécute une conisation, une petite intervention chirurgicale qui consiste à enlever une partie du col utérin, sous anesthésie locale et en hospitalisation de jour. Une colposcopie sera répétée chaque quatre à six mois suivant les traitements jusqu'à ce que le col utérin ne présente aucune anomalie.

Il est important de noter : le précancer et le cancer précoce sont guérissables. Quatre-vingt-dix pour cent des cas requièrent seulement un traitement. Deux traitements suffisent pour guérir quatre-vingt-dix-neuf pour cent des cas.

Source : Womanly Times

Avis de non-responsabilité: Le Réseau canadien pour la santé des femmes et la revue Le Réseau offrent des informations d'ordre général qui ne peuvent remplacer une consultation auprès d'un médecin. Si vous sentez que vous avez besoin d'un avis médical, s.v.p. consultez votre professionnelle de la santé. Le RCSF s'engage à s'assurer que les informations mises en ligne dans ce site Web soient fiables et à jour.