Q&R sur la santé des femmes

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Questions et réponses sur la santé des femmes

Quels changements pourrais-je apporter à mon alimentation afin d'atténuer mon endométriose?

Peu importe le traitement médical que vous subissez, une alimentation équilibrée vous aidera à soulager les douleurs de l'endométriose, une condition menée par des hauts niveaux d'oestrogène.

Une alimentation riche en produits à grains entiers, fibres et en vitamines B et E aide à réduire les montants excessifs d'oestrogène, ainsi qu'à maintenir un équilibre hormonal. Les phytooestrogènes, retrouvés dans les aliments à base de soja, jouent le même rôle. Les acides gras polyinsaturés des noix, graines et du poisson aident à réduire la tension musculaire et l'inflammation.

Et votre mère avait raison - mangez vos fruits et légumes! Parmi leurs bénéfices, ils sont riches en calcium (décontracte les muscles), magnésium (réduit la tension neuromusculaire et soulage les crampes), et en vitamine C (décroît la fragilité des capillaires et réduit le saignement abondant).

Évitez les aliments riches en gras, qui peuvent déclencher une production excessive d'oestrogène, ainsi que l'alcool, la caféine et le sucre. Ces derniers nuisent au fonctionnement du foie et épuisent votre stock de vitamine B.

Source : Fibroid Tumors & Endometriosis Self Help Book par Susan M. Lark, M.D.




J'entends beaucoup parler des organismes génétiquement modifiés et des aliments transgéniques. Ces modifications génétiques des plantes sont-elles différentes des méthodes de greffes qui existent depuis des siècles? Est-ce que ces aliments sont très communs? Sont-ils étiquetés ici au Canada?

Oui, le greffage de plantes existe depuis des siècles, mais ce n'est pas la même chose que le croisement entre plantes et animaux. Cette barrière n'a que tout récemment été percée.

Les scientifiques peuvent implanter, par exemple, des gènes de poissons dans des tomates et des gènes de scorpions dans le maïs. La science est nouvelle et les méthodes employées sont loin d'être précises.

La méthode la plus communément utilisée est de décharger le matériel génétique dans une plaque de gélose remplie de cellules hôtes à l'aide d'un « fusil génétique ». Ainsi, le gène étranger peut se retrouver n'importe où et mener à des résultats totalement inattendus.

D'un bout à l'autre de l'Amérique du Nord, des quantités importantes de produits courants comme le maïs, la pomme de terre, le soja et le canola sont modifiés génétiquement et mélangés aux cultures régulières avant d'être transformés en nourriture pour la consommation.

En fait, on estime qu'un pourcentage aussi élevé que 75% de tous les aliments préemballés contiennent fort probablement des ingrédients modifiés génétiquement. Mais, même si aucune étude à long terme n'a été effectuée afin de s'assurer qu'ils ne comportent aucun risque à la consommation, on n'exige pas que les aliments transgéniques soient étiquetés.

Malgré des sondages menés auprès de la population qui ont démontré à maintes reprises que plus de 90% des Canadiennes et Canadiens sont en faveur de l'étiquetage obligatoire des aliments transgéniques, Ottawa et les géants de la biotechnologie ne veulent pas d'étiquettes ni d'interdiction des consommatrices et consommateurs qui barreraient la route au commerce des produits transgéniques.

Source : Conseil des Canadiens




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