Des liens de par le monde de Montréal à Rio...

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La 8e rencontre internationale Femmes et santé

«La situation précaire des femmes de la planète me serre le coeur tout au long de la semaine, me blesse dans ma chair, dans mon identité... De quel pays que nous soyons, nous subissons la loi des pères. Et c'est de cette oppression dont nous devons nous libérer. Nous débarrasser de ce mépris que nous avons développé envers notre genre : notre corps, notre sexe, notre intelligence, nos maternités, nos ambitions.» -- Propos recueillis auprès d'une participante du Québec.

Plus de 400 femmes venues de 72 pays se sont rassemblées à Rio de Janeiro du 16 au 20 mars 1997, pour faire le point sur les acquis et les stratégies à poursuivre du mouvement pour la santé des femmes.

Lise Lamontagne, coordonnatrice du Regroupement des centres de Santé des femmes du Québec, et Shirley Rivet du Centre de Santé des femmes de Montréal, on participé à cet événement. «Ce fut pour nous l'opportunité d'affiner notre analyse politique et le lieu privilégié pour développer des liens de solidarité internationale.», affirment-elles.

Les participantes à la rencontre ont réaffirmé l'importance de certains principes fondamentaux : le droit à la santé qui comprend les droits en matière de reproduction et de sexualité comme dimensions fondamentales des droits humains et la primauté du corps et de la sexualité dans la théorie et la pratique féministes.

Mais malgré des avances significatives, les droits à la santé restent précaires. Pour faire face à des oppositions puissantes, les participantes ont défini des stratégies qui s'articulent autour de quatre axes : les obstacles structurels à la santé des femmes (mondialisation, ajustement structurel, intégrisme religieux); les obstacles à l'application de politiques; les contributions positives; et les stratégies actuelles et futures.

Les discussions ont débouché sur de nombreuses recommandations d'actions : par exemple, bâtir des alliances avec les médias, surveiller les essais de nouveaux médicaments sur la population. Plusieurs recommandations ont porté sur l'avortement -- par exemple, promouvoir la formation de sage-femmes aux techniques d'avortement -- sur la santé au travail, sur la violence faite aux femmes et sur le sida.

Enfin, cette rencontre a alimenté les perspectives des participantes pour les actions futures et les formes d'organisation que le Mouvement pour la santé des femmes devra emprunter à l'aube de l'an 2000.