Les mots pour le dire : Comment j’ai surmonté le deuil et la dépression

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Par Angela Bischoff, Toronto

Un policier s’est présenté à ma porte en m’annonçant le suicide de mon mari. Deux ans plus tard, la douleur est toujours palpable. Le chagrin m’envahit par vagues.

En évoquant sa mort, j’ai accueilli la mienne. Heureusement, je suis passée à travers ces jours sombres et une fois de plus, je suis motivée à vivre et à apporter ma contribution. J’ai choisi de le faire sans avoir recours aux médicaments.

J’ai pu compter sur une amie qui me téléphonait tous les deux jours pendant les six premiers mois en vue de m’aider à analyser mes sentiments et mes expériences. Elle a fait preuve d’amour, d’habileté, de patience et de générosité à mon égard. Toutes les semaines, j’ai également reçu la visite d’une thérapeute très compatissante qui m’a enseigné des habiletés d’adaptation.

J’ai vécu mon deuil ouvertement. J’ai lu des livres sur la spiritualité et sur la vie après la mort; c’est en m’intéressant aux expériences de mort imminente que j’ai trouvé le plus de réconfort. Je me suis replongée dans le travail six semaines plus tard.

J’ai pris soin de mon corps de manière impeccable, en abandonnant instinctivement toutes les drogues, telles que le sucre, l’alcool, la caféine et les aliments transformés. J’ai cuisiné mes propres aliments entiers et biologiques et bu quotidiennement plusieurs pots de tisane. J’ai tenu un journal. Tous les jours, j’ai fait de l’exercice (en me rendant au travail en vélo et en m’adonnant au yoga).

Je me suis informée sur le lien entre antidépresseurs et suicide et je me suis servie de mes compétences en tant que militante pour diffuser de l’information à ce sujet. En transformant ma douleur en connaissances susceptibles d’aider d’autres personnes à échapper à une tragédie semblable, j’ai trouvé un sens à la mort de mon conjoint.

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Après la mort de son partenaire Tooker Gomberg à la suite d’un suicide provoqué par les médicaments, Angela s’est plongée dans les questions liées à la santé mentale, à l’activisme durable, aux sociétés pharmaceutiques et aux dangers potentiels que présentent les antidépresseurs. Elle écrit, fait des recherches, établit des contacts et donne des conférences sur ces sujets.

 

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