Pour anticiper sur la migraine

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Publication Date: 
mar, 2013-07-02

« Cependant, il ne s’agit pas seulement de prendre des plantes : il y a beaucoup de choses que nous essayons de faire. J’essaie absolument d’identifier les liens avec les hormones, et ceux avec le régime alimentaire. J’envoie presque toujours la personne faire une bonne évaluation chiropratique parce que, très souvent, il existe également un trouble neuromusculaire; et, même s’il n’est pas à l’origine de la migraine, il pourrait être un facteur déclenchant ou aggravant. »

Enfin, Chanchal Cabrera pratique ce qu’elle appelle « la médecine intégrée axée sur la collaboration ». « Il s’agit d’être pragmatique et de se demander ce qui va le mieux marcher pour une personne donnée. Avec les migraines, je suis raisonnablement optimiste : nous pouvons apporter des améliorations notables […] Les personnes qui ont le plus de résultats sont celles dont les migraines ont des raisons identifiables; c’est-à-dire en lien avec les menstruations, le stress ou quelque chose que nous pouvons vraiment changer dans leur vie. Alors, les migraines changent, évidemment. »

Un mode de vie à pratiquer à vie 

Bien sûr, le fait de vivre avec la migraine peut être un fardeau embarrassant. « L’idée que cela pourrait arriver n’importe quand et tout interrompre, alors que je pourrais être en train de faire quelque chose de très important, est un stress énorme et constant » admet Jane Shulman. « Les migraines ne sont pas une plaisanterie, ce sont de grosses affaires, et je pense que nous sous-estimons leurs répercussions sur nos vies. » Cela inclut de vivre avec le stress lié à des problèmes de santé associés, comme la dépression et l’anxiété à long terme.

En dépit des facteurs qui échappent à son contrôle immédiat, comme la présence de certains polluants et d’autres influences de l’environnement, une femme peut prendre certaines mesures pour réduire la fréquence, la durée et éventuellement la gravité de la migraine, sans dépendre des médicaments et de leurs effets secondaires. Les premières étapes importantes sont d’éliminer les toxines, de faire régulièrement de l’exercice et de favoriser une bonne hygiène intestinale. Il faut également connaître les facteurs qui déclenchent la migraine. Le stress est un gros problème et il est essentiel de trouver une façon d’en atténuer les effets, en pratiquant la méditation ou en profitant d’une activité physique relaxante. Pour traiter un épisode de migraine, les femmes peuvent trouver la méthode qui leur convient le mieux, et beaucoup sont complémentaires : les phytothérapeutes, les naturopathes et les médecins travaillant en médecine environnementale ont les connaissances nécessaires et les moyens de les aider. 

John Molot ajoute : « La maladie chronique est très complexe. Alors, en présence d’états comme la migraine chronique, l’approche simpliste est généralement le contrôle des symptômes. Donc, pour la migraine, il y a des médicaments anti-migraine, des médicaments préventifs, des analgésiques puissants lorsque la douleur est là, etc. En revanche, si vous vous attaquez aux mécanismes, il n’y a pas de réponses simples [...] Les femmes doivent être capables d’accepter un changement de mode de vie, de faire tout ce qui peut avoir une influence sur la migraine, à l’échelle de l’organe et de la cellule. Plus elles font et plus leur chance est grande de réduire la fréquence et la durée de la migraine, et peut-être sa gravité. »

Mary-Louise Leidl est une auteure pigiste installée sur l’île de Vancouver, s’intéressant à la santé et l’environnement, à l’alimentation