Sans détour

SANS DÉTOUR : (Not) Shopping our way to safety?

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Nous sommes désolées, mais cet article n’a pas encore été traduit. Nous sommes à la recherche de fonds pour la traduction et d’ici à ce que nous les ayons, nous vous sommes reconnaissantes de votre compréhension.

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SANS DÉTOUR : Another silicone bracelet?

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GUEST COLUMN - Journalists: Stop blaming women

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GUEST COLUMN - My sexual education in the 1950s

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COLLABORATION SPÉCIALE - Do psychotropic medications increase disability rates in Canada?

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COLLABORATION SPÉCIALE - La santé des femmes et la somme de nos choix

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Par Kathleen McDonnell

L’année 2013 compte deux jalons importants dans l’histoire de la lutte des femmes pour leurs droits génésiques : le 25e anniversaire de la décision de la Cour suprême du Canada qui a abrogé la loi criminalisant l’avortement ainsi que le 40e anniversaire de l’affaire Roe c. Wade, l’arrêt-clé qui a légalisé l’avortement aux États-Unis. Bien qu’il subsiste des deux côtés de la frontière des inégalités importantes quant à son accès, l’avortement est une réalité en Amérique du Nord et pouvoir accéder à un avortement sûr est vital pour la santé des femmes. La bataille est terminée. Notre camp a gagné. On dirait bien, toutefois, que deux députés conservateurs n’en sont pas encore au courant, car ils ont demandé récemment à la GRC d’enquêter sur près de 500 avortements au troisième trimestre effectués entre 2000 et 2009, qui constitueraient selon eux des homicides. En d’autres termes, ils veulent que la GRC retrouve les femmes qui ont subi cette opération et les soumette à un interrogatoire traumatique, portant atteinte à leur vie privée et pouvant donner lieu à des accusations au criminel. Il s’agit là d’une tactique répressive, totalement déplacée par rapport à l’opinion publique sur le sujet.

COLLABORATION SPÉCIALE - S’occuper activement de la santé de ses seins

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par Verna Hunt

Dans notre culture, quel que soit leur âge, les femmes et les filles sont tatouées à l’encre rose : rose comme la vie des princesses dans les contes de fées, à laquelle on nous fait croire qu’il faut aspirer. C’est comme si la société nous enveloppait dans une bulle de cellophane à la naissance. Dès cet instant, nous rêvons d’une vie merveilleuse que rien ne pourra entacher. Ni la vieillesse, ni la maladie. Ni la tristesse, la folie ou la peur. Le rose nous condamne à la perfection. Mais la réalité est toute autre. Voilà pourquoi les femmes ont souvent le sentiment de ne pas être « à la hauteur », dans cette existence imparfaite qui est inévitablement la leur; et c’est la même chose pour leurs seins.

Les campagnes comme celle du ruban rose propagent elles aussi une illusion, à savoir que toute maladie a un remède; si les scientifiques disposaient des sommes suffisantes, croit-on, ils découvriraient la potion magique.

Notre culture ne nous enseigne pas ce qu’il faut faire lorsqu’une personne proche de nous et chère à notre cœur contracte une maladie comme le cancer. Voilà comment survient, dans la recherche d’un moyen de canaliser notre désarroi vers quelque chose de constructif, l’idée d’une croisade comme celle de la Campagne du ruban rose.

Mais quel est le sens de tout cela? Trouver un moyen de guérir le cancer du sein ou découvrir les causes de la mauvaise santé mammaire des femmes? La Campagne du ruban rose détourne notre attention des véritables problèmes. Tous ces petits messages roses qui nous pressent de faire quelque chose et de trouver un remède comme s’il ne restait plus qu’à découvrir le maillon manquant, le Saint Graal, la solution ultime. Notre société tente de tout transformer en marchandise, comme si nous souffrions toutes exactement d’une même et unique maladie. Comme si nous portions toutes la même taille et le même modèle de chaussures.

COLLABORATION SPÉCIALE - Déballer le grand débat sur la mammographie

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Par Cornelia J. Baines 

L’utilité du dépistage par mammographie fait l’objet, depuis la fin des années 1980, de vifs débats, en particulier en ce qui concerne les femmes de 40 à 49 ans. Et la polémique ne semble pas près de s’éteindre. Depuis 2000, une foule de recherches ont établi sans équivoque que le traitement influe bien davantage que la mammographie sur la réduction de la mortalité. Malgré tout, ses défenseurs persistent et signent. En septembre 2012, le Journal of Medical Screening (JMS) a publié un supplément dans lequel on conclut, sur la base de données européennes, qu’on ne pouvait mettre en doute les bienfaits du dépistage. Nous exposons ici les failles qui sous-tendent cette conclusion, en les situant dans le contexte ayant donné lieu à toute cette controverse, ce qui permettra de mieux les saisir. Nous retracerons le fil des événements jusqu’à l’année 2000, pour ensuite présenter une critique du message véhiculé par le JMS.

Depuis 2000, les nombreux inconvénients de la mammographie ont été fréquemment rapportés. Pour prévenir un seul décès par cancer du sein, il faut soumettre au dépistage 2 100 femmes âgées de 40 à 49 ans tous les deux ans pendant dix ans. Sur ce nombre, 700 recevront un résultat faussement positif, avec les mesures d’investigation et l’anxiété qui s’ensuivent; de 10 à 15 seront victimes de surdiagnostic et traitées inutilement. (Souffrant moi-même d’un cancer du sein, l’idée qu’on puisse subir une thérapie inutile me consterne.) Le point à retenir, c’est que contrairement aux attentes, le dépistage par mammographie n’a pas permis de réduire l’incidence future des cancers évolués, un prérequis en matière de dépistage réussi. Et les inconvénients sont indéniables.

COLLABORATION SPÉCIALE - Paraître mon âge

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On tombe parfois sur des sujets touchant la santé des femmes qui nous font réagir fortement, qu’ils émanent du milieu de la recherche, des médias grand public ou de femmes qui parlent de leurs expériences. Au RCSF, nous avons décidé de créer dans notre site un espace pour recueillir vos réactions. Nous inviterons des personnes bien informées à se prononcer sur les sujets en question et à les commenter « sans détour ». Tous les mois, une nouvelle chronique paraîtra ici même : consultez-la! Et faites‑nous part de vos réflexions en écrivant à cwhn@cwhn.ca.


Par Abby Lippman

Nora Ephron n’aimait pas son cou; Shari Graydon a publié un recueil de textes sur des femmes qui « trouvent que leurs mains sont magnifiques » (Lisez le compte rendu). Deux réflexions sur des parties du corps, qui permettent de sonder l’expérience du vieillissement chez les femmes.

En fait, même si je ne comprends toujours pas exactement quel peut être le rapport entre mes mains ou mon cou et qui je suis ou la façon dont les autres me perçoivent – et ce malgré toute la pression sociale destinée à me convaincre du contraire – il me paraît assez clair que l’idée d’empêcher l’anatomie féminine de suivre sa destinée comporte des débouchés commerciaux évidents. Ce qui pose un problème de plus en plus grand.

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