Sans détour

S’occuper activement de la santé de ses seins

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Sans détour - Collaboration spéciale

par Verna Hunt

Dans notre culture, quel que soit leur âge, les femmes et les filles sont tatouées à l’encre rose : rose comme la vie des princesses dans les contes de fées, à laquelle on nous fait croire qu’il faut aspirer. C’est comme si la société nous enveloppait dans une bulle de cellophane à la naissance. Dès cet instant, nous rêvons d’une vie merveilleuse que rien ne pourra entacher. Ni la vieillesse, ni la maladie. Ni la tristesse, la folie ou la peur. Le rose nous condamne à la perfection. Mais la réalité est toute autre. Voilà pourquoi les femmes ont souvent le sentiment de ne pas être « à la hauteur », dans cette existence imparfaite qui est inévitablement la leur; et c’est la même chose pour leurs seins.

Les campagnes comme celle du ruban rose propagent elles aussi une illusion, à savoir que toute maladie a un remède; si les scientifiques disposaient des sommes suffisantes, croit-on, ils découvriraient la potion magique.

Notre culture ne nous enseigne pas ce qu’il faut faire lorsqu’une personne proche de nous et chère à notre cœur contracte une maladie comme le cancer. Voilà comment survient, dans la recherche d’un moyen de canaliser notre désarroi vers quelque chose de constructif, l’idée d’une croisade comme celle de la Campagne du ruban rose.

Déballer le grand débat sur la mammographie

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Sans détour - Collaboration spéciale

Par Cornelia J. Baines 

L’utilité du dépistage par mammographie fait l’objet, depuis la fin des années 1980, de vifs débats, en particulier en ce qui concerne les femmes de 40 à 49 ans. Et la polémique ne semble pas près de s’éteindre. Depuis 2000, une foule de recherches ont établi sans équivoque que le traitement influe bien davantage que la mammographie sur la réduction de la mortalité. Malgré tout, ses défenseurs persistent et signent. En septembre 2012, le Journal of Medical Screening (JMS) a publié un supplément dans lequel on conclut, sur la base de données européennes, qu’on ne pouvait mettre en doute les bienfaits du dépistage. Nous exposons ici les failles qui sous-tendent cette conclusion, en les situant dans le contexte ayant donné lieu à toute cette controverse, ce qui permettra de mieux les saisir. Nous retracerons le fil des événements jusqu’à l’année 2000, pour ensuite présenter une critique du message véhiculé par le JMS.

Paraître mon âge

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On tombe parfois sur des sujets touchant la santé des femmes qui nous font réagir fortement, qu’ils émanent du milieu de la recherche, des médias grand public ou de femmes qui parlent de leurs expériences. Au RCSF, nous avons décidé de créer dans notre site un espace pour recueillir vos réactions. Nous inviterons des personnes bien informées à se prononcer sur les sujets en question et à les commenter « sans détour ». Tous les mois, une nouvelle chronique paraîtra ici même : consultez-la! Et faites‑nous part de vos réflexions en écrivant à cwhn@cwhn.ca.


Sans détour - Collaboration spéciale

Par Abby Lippman

Nora Ephron n’aimait pas son cou; Shari Graydon a publié un recueil de textes sur des femmes qui « trouvent que leurs mains sont magnifiques » (Lisez le compte rendu). Deux réflexions sur des parties du corps, qui permettent de sonder l’expérience du vieillissement chez les femmes.

En fait, même si je ne comprends toujours pas exactement quel peut être le rapport entre mes mains ou mon cou et qui je suis ou la façon dont les autres me perçoivent – et ce malgré toute la pression sociale destinée à me convaincre du contraire – il me paraît assez clair que l’idée d’empêcher l’anatomie féminine de suivre sa destinée comporte des débouchés commerciaux évidents. Ce qui pose un problème de plus en plus grand.

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