L’hormonothérapie

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Qu'est-ce que l'hormonothérapie ?

L'hormonothérapie est également connue sous le nom d'hormonothérapie de remplacement. Un traitement hormonal médicalement prescrit, l'hormonothérapie est parfois administrée pour contrer la réduction naturelle de la production d'œstrogènes et de progestérone qui survient au début de la ménopause.

Il existe différents types d'hormonothérapie :

  • la prise d'œstrogènes exclusivement, que l'on appelle parfois « œstrogénothérapie » ou « œstrogénothérapie substitutive »;
  • la prise de progestérone (naturelle ou de synthèse); ou
  • une combinaison d'œstrogènes et de progestérone.

L'hormonothérapie peut s'administrer sous différentes formes :

  • une pilule;
  • un timbre;
  • une crème;
  • un implant;
  • une injection; ou

un anneau vaginal

Quels sont les bienfaits de l'hormonothérapie ?

L'hormonothérapie peut soulager certains symptômes de la ménopause, tels que :

  • les bouffées de chaleur;
  • la sécheresse vaginale; et
  • les sueurs nocturnes.

Il n'y a encore aucune preuve scientifique pour étayer les théories selon lesquelles l'hormonothérapie préviendrait :

  • l'incontinence urinaire;
  • la perte de mémoire;
  • la maladie d'Alzheimer;
  • les rides;
  • le vieillissement; ou

les maladies du cœur.

Quels sont les risques associés à l'hormonothérapie ?

L'hormonothérapie entraîne de nombreux effets secondaires, et certaines femmes signalent la présence :

  • de maux de tête ou de migraines;
  • de douleurs mammaires;
  • de gonflements du corps;
  • d'irritabilité; et
  • de saignements vaginaux.

L'hormonothérapie peut également entraîner la formation de caillots sanguins, dès le début du traitement.

Il existe également de nombreux risques connus associés à une hormonothérapie à long terme (plus de quatre ans) :

  • maladies du cœur;
  • maladies de la vésicule biliaire;
  • cancer du sein;
  • dysfonctionnement du foie; et
  • cancer de l'endomètre (œstrogénothérapie seule).

L'hormonothérapie fait accroître la densité des seins sur les images produites par mammographie, nuisant à l'interprétation de celles-ci. De plus, l'hormonothérapie pourrait faire augmenter le risque de cancer des ovaires, mais des recherches supplémentaires sont requises à ce sujet.

L'hormonothérapie permet-elle de prévenir les manifestations du vieillissement ?

Il est très peu probable que l'hormonothérapie puisse prévenir les rides.

Aucune recherche clinique portant sur la relation entre les rides et l'hormonothérapie n'a été réalisée; ainsi, il est impossible de savoir si cette dernière pourrait influer sur le vieillissement de la peau.

L'hormonothérapie améliore-t-elle la mémoire ?

De nouvelles preuves cliniques démontrent qu'en fait, l'hormonothérapie augmente le risque d'un affaiblissement de la mémoire chez les femmes. L'étude Women's Health Initiative indique que les femmes âgées de 65 ans et plus qui prennent de l'œstrogène accompagné d'un progestatif risquent davantage de développer des problèmes de démence, y compris la maladie d'Alzheimer, comparativement aux femmes qui ne consomment pas ces médicaments.

L'étude a également conclut que ce traitement combiné n'a pas évité le développement d'une légère déficience intellectuelle, une forme de perte cognitive moins grave que la démence.

Aucune preuve n'existe à l'effet que l'œstrogénothérapie améliore le fonctionnement du cerveau. Les recherches réalisées dans ce domaine n'ont produit que des résultats non concluants et contradictoires.

L'hormonothérapie permet-elle de prévenir l'ostéoporose (diminution de la masse osseuse) ?

Les recherches démontrent que l'œstrogénothérapie retarde la perte osseuse durant la période de prise d'œstrogènes seulement (et non après), et peut donc être prescrite en tant que mesure préventive contre l'ostéoporose. De nombreuses organisations médicales affirment que cet avantage ne fait pas le poids face aux risques associés à l'hormonothérapie et suggèrent le recours aux thérapies non hormonales pour réduire le risque d'ostéoporose ou pour traiter cette maladie.

L'hormonothérapie permet-elle d'améliorer sa vie sexuelle ?

Le taux d'œstrogènes n'est pas directement lié à l'intérêt pour le sexe, mais la réduction de ce taux durant les années de ménopause peut contribuer à la sécheresse vaginale.

Il existe plusieurs moyens de réduire la sécheresse vaginale :

  • une activité sexuelle régulière, y compris la masturbation, peut aider à maintenir la lubrification vaginale;
  • l'emploi de lubrifiants non hormonaux à base d'eau; et
  • l'emploi d'une crème vaginale ou d'un anneau vaginal contenant des suppléments d'œstrogènes (sous ordonnance).

À qui s'adresse l'hormonothérapie ?

Il n'y a pas de réponse exacte à cette question, car chaque femme présente un profil médical et des besoins individuels différents.

Quoi qu'il en soit, l'hormonothérapie pourrait être bénéfique à des femmes qui :

  • présentent de graves symptômes vasomoteurs, comme des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes;
  • présentent un risque élevé de fractures ou d'ostéoporose et qui ne peuvent pas prendre les médicaments non hormonaux présentement offerts, ou encore qui ne réagissent pas à ce type de traitement; ou
  • ou ont subi une ménopause « provoquée » à la suite :
    • d'une ablation des ovaires par chirurgie;
    • d'une chimiothérapie;
    • d'une radiothérapie; ou
    • d'un dysfonctionnement des ovaires.

Les femmes qui ne devraient pas envisager l'hormonothérapie, sans une discussion avec leur médecin sur leurs risques spécifiques, sont celles qui présentent :

  • un cancer du sein ou un risque élevé de cancer du sein;
  • des antécédents de pathologies du foie;
  • des antécédents de caillots sanguins; et
  • des antécédents de maladies du cœur.

Est-il indispensable de suivre une hormonothérapie à la ménopause ?

L'hormonothérapie n'est que l'une des nombreuses options qui s'offrent aux femmes en phase de ménopause. Bien des femmes constatent qu'elles ne ressentent pas de graves symptômes liés à la ménopause et préfèrent vivre cette transition de façon naturelle. D'autres femmes, qui présentent de graves symptômes liés à la ménopause, choisissent d'y faire face par les moyens suivants :

  • un régime alimentaire sain;
  • de l'exercice;
  • des suppléments sous la forme d'herbes et de plantes;
  • des suppléments d'hormones naturelles (provenant de plantes);
  • le massage, l'acupuncture et la chiropractie; et
  • l'hormonothérapie.

Le choix effectué dépendra des besoins particuliers et des antécédents médicaux de chaque femme. Toute femme qui envisage l'hormonothérapie devrait en évaluer les avantages et les risques lors d'une consultation avec son médecin.

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