Le VPH et le cancer du col utérin

Text Size: Normal / Medium / Large
Printer-friendly versionPrinter-friendly version

Qu'est ce que le VPH ?

VPH est l'abréviation de virus de papillome humain. Il y a plus de 100 types de VPH. Certains produisent des verrues sur la main, d'autres se logent dans les parties génitales. La plupart ne semblent pas avoir de conséquences graves.

Le VPH génital est-il répandu ?

L'infection au VPH est tellement répandue chez les personnes qui ont des relations sexuelles que nous pouvons conclure qu'elle constitue un phénomène presque inhérent au fait d'être sexuellement active. Selon les estimations, 70 à 80 pour cent des Canadiennes(iens) sexuellement actifs-ives sont porteuses(eurs) du virus à un certain moment de leur vie. La plupart des gens ne savent pas qu'ils en sont atteints puisqu'ils n'ont habituellement aucun symptôme.

Comment les gens contractent-ils le VPH génital ?

Les différents types de VPH sont microscopiques et s'infiltrent à travers de minuscules lésions dans la peau. Si vous êtes sexuellement active, vous êtes exposée à contracter le VPH génital par des contacts sexuels vaginaux, anaux ou oraux. Le VPH peut s'étendre de la zone vaginale à la zone anale. Le VPH peut se contracter sans qu'il y ait pénétration vaginale. Les femmes qui ont des relations sexuelles avec des femmes peuvent également contracter le VPH, de même que les personnes qui n'ont qu'une(un) seule(seul) partenaire sexuelle(uel).

Pourquoi dois-je être préoccupée par le VPH ?

Certains types de VPH peuvent causer des verrues génitales. D'autres peuvent causer des changements au niveau des cellules. Ces derniers sont liés au cancer du col utérin, de la vulve, du vagin et de l'anus. Près de 100 % des femmes affligées du cancer du col de l'utérus sont aussi atteintes du VPH.

Il est important de noter qu'en général, le système immunitaire du corps se débarrasse du VPH de façon naturelle, en un an ou deux. La plupart des femmes atteintes de VPH ne développeront pas un cancer du col de l'utérus.

Comment soigner une personne atteinte du VPH ?

La plupart des types de VPH sont bénins et ne nécessitent aucun traitement. Comme c'est le cas pour de nombre de virus, le VPH ne se guérit pas. Toutefois, il existe des traitements qui peuvent soulager les symptômes. Par exemple, les verrues génitales peuvent être traitées à l'aide de médicaments que l'on peut appliquer directement sur les verrues.

Le VPH cause-t-il le cancer ?

L'apparition de changements au niveau du col utérin est nécessairement liée au VPH, mais le VPH ne mène pas nécessairement au cancer. Nul ne connaît de façon certaine les autres éléments qui provoquent le développement d'un cancer. Il se peut que les facteurs suivants jouent un rôle dans l'apparition d'un cancer :

  • Avoir des relations sexuelles non protégées à un jeune âge.
  • Fumer.
  • Avoir un système immunitaire en mauvais état.
  • Avoir de mauvaises habitudes alimentaires et une alimentation faible en vitamine A, en folate (un type de vitamine B) et en vitamine C.
  • Vivre du stress
  • Ne pas utiliser des condoms ou autres méthodes contraceptives de barrière.
  • Être atteinte d'une autre infection transmise sexuellement, comme la chlamydia.

Nous savons que la pauvreté est liée aux décès causés par le cancer du col de l'utérus. Une mauvaise alimentation, le stress et le tabagisme sont également liés à la pauvreté.

Comment puis-je savoir si je suis atteinte du VPH ?

La plupart des femmes ne se rendent compte qu'elles sont atteintes du VPH que lorsqu'elles détectent des verrues sur leurs organes génitaux ou que les résultats de leur test de Pap révèlent la présence d'anomalies. Le VPH peut aussi être détecté par un test qui analyse l'ADN contenu dans les cellules du corps. Ce test, appelé la technique de capture hybride II (CH II), détecte les types spécifiques de VPH liés au cancer du col de l'utérus.

Que dois-je faire si mon test de Pap révèle une anomalie ?

Un test de Pap qui révèle la présence de légères anomalies n'est inquiétant que s'il indique également la présence du VPH. Parfois, le test de Pap détecte la présence du VPH et ce résultat sera signalé dans le rapport écrit. En général, il faut mener un test distinct de CH II pour détecter le VPH. Vous devez savoir que ce test est nouvellement offert au Canada et qu'il n'est pas disponible partout.

Le test pour le VPH ne peut pas identifier les anomalies spécifiques qui risquent de se transformer en cancer. Les anomalies qui persistent dans le temps sont cause d'inquiétude. Tel que mentionné antérieurement, le système immunitaire du corps se débarrasse généralement du VPH de façon naturelle, en un an ou deux.

Si les anomalies détectées par le test sont modérées ou graves, votre médecin surveillera votre état ou vous enverra passer une colposcopie. La plupart des résultats indiquent habituellement la présence du VPH. (Voir la fiche FAQ Un test de Pap au résultat anormal )

Dois-je m'inquiéter de ce que les gens pensent de mon mode de vie si je contracte une infection transmise sexuellement ?

Plusieurs messages portant sur le VPH véhiculent l'idée selon laquelle il serait risqué d'avoir plus d'un partenaire sexuel. Selon ces messages, la présence de « partenaires multiples » constitue un « facteur de risque » pouvant mener au VPH et au cancer du col de l'utérus. Il ne suffit que d'une seule relation sexuelle pour contracter le VPH. La présence d'anomalies révélées par un test de Pap peut être le résultat d'une activité sexuelle non protégée qui a eu lieu il y a plusieurs années. Selon certaines(ains) chercheuses(eurs), le fait d'amorcer une vie sexuelle à un jeune âge, sans aucune protection, constitue un risque plus important que le fait d'avoir plusieurs partenaires. Nul n'est certain. Ce qui est important, c'est de vous faire traiter et de ne pas vous préoccuper des qu'en-dira-t-on.

Où puis-je trouver plus d’information ?