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Appel à l’action :
La santé des femmes au travail et l’analyse comparative entre les sexes

 

D’AUCUNS PENSENT ENCORE QUE LES EMPLOIS DES FEMMES SONT EXEMPTS DE RISQUES ET QUE LES FEMMES QUI RAPPORTENT DES PROBLÈMES DE SANTÉ EXAGÈRENT, VOIRE S’IMAGINENT DES HISTOIRES. IL EST TEMPS DE DÉBARASSER DE CES IDÉES DÉPASSÉES LA RECHERCHE ET LES POLITIQUES EN MATIÈRE DE SANTÉ AU TRAVAIL!

COMMENT LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DIFFÈRENT-ILS?

Le travail des femmes est différent du travail des hommes

La plupart des femmes et des hommes au Canada réalisent encore des travaux distincts dans des lieux de travail différents. Cela est vrai malgré le fait que la proportion des femmes qui travaillent au Canada connaît une croissance régulière au cours des dernières décennies. En 1999, 55% des femmes âgées de 15 ans et plus avaient des emplois, une augmentation comparativement à 42% en 1976.[1] Pourtant, en 1999, les employées se trouvaient encore concentrées à 70% dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, du travail de bureau, des ventes et des services, par opposition à 29% dans le cas des employés hommes.[2] Aussi, il est plus fréquent chez les femmes, comparées aux hommes, d’avoir un emploi à temps partiel, un emploi temporaire, du travail autonome ou des emplois multiples. En 1999, 41% des employées se trouvaient dans une de ces catégories d’emploi, par comparaison avec 29% en ce qui concerne les employés hommes.[3]

Les emplois des femmes comportent des risques différents de ceux des hommes

Par tradition on a exclu les femmes des occupations comportant des risques physiques visibles tels le soulèvement de charges lourdes. Les risques au travail vécus par les femmes sont habituellement plus subtils et complexes, et ils entraînent souvent des effets cumulatifs. De ce fait, les travailleuses sont sujettes à des maladies professionnelles qui se développent plus lentement que celles que connaissent généralement les hommes, et les femmes ont moins d’accidents.[4] Cela ne veut pas dire que les emplois des femmes comportent moins de risques. Le travail répétitif, par exemple, peut paraître moins dangereux que le travail qui exige de soulever des charges lourdes. Pourtant les deux types d’emplois posent des risques pour la santé.

Les risques que recèlent les emplois des femmes peuvent provenir de substances toxiques. À titre d’exemple, il arrive que les opératrices de machines à coudre se plaignent du fait que des lots de tissus contenant une teinture particulière leur irritent la peau. Les femmes sont exposées aux substances toxiques dans les secteurs agricole et manufacturier, et dans des professions du secteur des services telles la coiffure, le nettoyage, le travail de laboratoire et des soins de santé, pour n’en nommer que quelques-unes.

Les risques auxquels font face les femmes ne sont toutefois pas toujours physiques; ils peuvent être d’ordre psycho-social aussi. Considérons comment le stress vécu par une enseignante d’école primaire peut affecter sa santé. Ce stress peut être le résultat d’un ensemble de facteurs: un horaire surchargé, un degré élevé de concentration et de fortes demandes émotives, un environnement de travail difficile, un niveau insuffisant de services de soutien, etc.[5]

Les femmes et les hommes dans les mêmes emplois ne courent pas les mêmes risques

Même lorsque les femmes et les hommes occupent le même poste, on leur assigne souvent des tâches différentes. Par exemple, les hommes préposés à l’entretien sont plus souvent affectés au nettoyage avec des machines tandis que les femmes préposées font du travail manuel. Quand les femmes et les hommes accomplissent les mêmes tâches, elles et ils peuvent encore courir des risques différents, ressentir des effets différents et rapporter différemment leurs conditions de travail. Une raison en est que souvent les femmes arrivent dans des lieux de travail et travaillent avec des équipements conçus pour un personnel traditionnellement dominé par les hommes. S’il y a un faible degré d’adéquation entre les dimensions corporelles spécifiques de la travailleuse et le milieu du travail, il peut en résulter une lésion ou une incapacité, ou les deux. De plus, un nombre croissant de produits chimiques s’avère avoir des effets différents sur les femmes et les hommes. En dernier lieu, on sait, bien sûr, que les systèmes reproductifs différents des femmes et des hommes ne sont pas nécessairement affectés de la même façon par le milieu du travail.

Ainsi, un titre d’emploi et des facteurs de risque et des conditions portant le même nom dans le cas des femmes et des hommes peuvent en fait correspondre à des réalités totalement différentes. Malgré qu’on sait cela, les titres d’emploi sont utilisés de manière courante dans les études épidémiologiques comme indicateur du risque d’exposition. Bien que cela puisse être difficile à éviter dans des études de grande taille, il y a lieu de caractériser les maladies vécues par les travailleuses et d’élaborer des indicateurs pertinents quant aux facteurs de risque que l’on trouve dans les emplois féminins.

Les femmes, plus souvent que les hommes, ont de la difficulté à concilier travail et famille

Ce sont les femmes qui assument près des deux-tiers du travail nécessaire au maintien et au soutien des familles, y compris les tâches domestiques, la préparation des repas, le soin des enfants, etc.[6] Aussi, de ce fait les femmes sont exposées à des risques reliés au travail qui sont différents de ceux auxquels sont exposés les hommes. Examinons un emploi qui rend difficile la conciliation travail-famille. Les téléphonistes, par exemple, travaillant sur des quarts de travail irréguliers, peuvent connaître des difficultés quasiment insurmontables à se trouver des services de gardiennage d’enfants parce que souvent elles commencent à travailler à des heures différentes selon le jour. On sait que les téléphonistes essaient souvent de modifier leur horaire de travail et/ou les arrangements de gardiennage, mais malheureusement parfois sans succès.[7] Il s’agit une situation propre à engendrer de la fatigue, de l’insécurité et des exigences extrêmes eu égard à la vie hors-travail. Des éléments de l’organisation du travail peuvent donc affecter la santé des travailleuses différemment de celle des travailleurs. Présentement, il manque de recherches sur les effets des conditions spécifiques de travail et la vie familiale.

Les femmes travailleuses ressentent de la discrimination

Il est important de rappeler que non seulement les travailleuses et travailleurs sont différents; aussi, elles et ils ne sont pas traités de manière égale. On sera plus enclin à percevoir le travail des femmes comme étant facile, et lorsque les femmes se blessent au travail elles sont souvent considérées comme n’ayant pas " le physique de l’emploi ". De plus, on attribue souvent les maladies ou les blessures des femmes à la ménopause, à la grossesse ou aux tâches domestiques, plutôt qu’au travail. Pour ces raisons, entre autres, les femmes peuvent connaître davantage de difficultés que les hommes à obtenir de l’indemnisation pour une blessure ou une incapacité reliée au travail. On a constaté cette disparité dans le cadre d’une étude de 179 décisions rendues en appel au sujet de réclamations pour incapacité psychologique reliée au stress au travail. On ne pouvait expliquer la disparité par des différences individuelles, mais plutôt par des attitudes discriminatoires de la part de décideurs, les empêchant de comprendre en quoi le travail des femmes peut être stressant.[8]

De surcroît, les régimes d’indemnisation des travailleuses et des travailleurs sont parfois mal adaptés aux réalités des travailleuses, ce qui occasionne des conséquences nuisibles à la santé des femmes. Par exemple, quand l’incapacité des travailleurs est telle qu’ils ne peuvent plus continuer à réaliser leurs tâches domestiques habituelles, par exemple le déblayage de la neige, des programmes existent pour fournir une aide supplémentaire. Pourtant lorsqu’une incapacité empêche une femme de faire les tâches domestiques habituellement assumées par des femmes (le repassage, le lavage, les couches, la cuisine) il n’y a pas d’aide disponible à moins que la travailleuse puisse démontrer qu’elle est incapable de subvenir à ses propres besoins fondamentaux.[9]

Les problèmes de santé des femmes sont invisibles

Malgré certains progrès, les problèmes de santé reliés au travail des femmes demeurent relativement invisibles pour les organisations qui oeuvrent en matière de prévention. Au Québec, par exemple, 40% des hommes mais seulement 15% des femmes sont touchés par certains programmes qui prévoient une représentation rémunérée en matière de santé et sécurité au travail et des plans obligatoires en matière de prévention.[10] Un manque généralisé d’informations sur les travailleuses vient aggraver cette situation. Par exemple, sur 1233 études portant sur le cancer relié au travail et publiées dans huit revues scientifiques parmi les plus citées entre 1971 et 1990, seulement 14% ont présenté une analyse qui porte sur les femmes, et pas plus que 2% n’ont présenté d’analyse sur les femmes de couleur.[11]


COMMENT L’ANALYSE COMPARATIVE ENTRE LES SEXES (ACS) PEUT-ELLE AIDER?

L’analyse comparative entre les sexes (ACS) est une méthode d’évaluation et d’interprétation qui tient compte des différences entre les femmes et les hommes aussi bien que celles retrouvées à l’intérieur des groupes composés de femmes ou d’hommes, à toutes les étapes du processus de la recherche et de la préparation des politiques publiques. Il ne s’agit pas d’un concept vague ou d’un procédé bureaucratique de plus; l’ACS au contraire comporte des conséquences réelles et significatives pour les travailleuses. Par exemple, les études qui comparent les taux d’incidence des accidents selon le sexe ne prennent que rarement en compte la situation spécifique des femmes et des hommes dans le milieu du travail. Par conséquent, bien que le taux d’accidents des hommes peut s’avérer plus élevé que celui des femmes à l’intérieur d’un titre de poste particulier, les statistiques ne sont peut-être pas comparables en raison de différences entre les sexes quant aux heures travaillées, d’assignations de tâches selon le sexe à l’intérieur du même titre de poste, de différences d’âge et d’ancienneté, et de différences selon le sexe quant à l’interaction entre les dimensions des équipements et des outils et l’activité de travail.[12]

L’analyse comparative entre les sexes nécessite donc une compréhension du travail des femmes. On n’y arrivera pas sur la seule base d’études quantitatives, parce que les facteurs de risque importants mais moins visibles peuvent leur échapper. Il est nécessaire de recourir aux études qualitatives[13] afin d’explorer les expériences de groupes divers de femmes et d’hommes.

L’analyse comparative entre les sexes requiert qu’on considère aussi les différences biologiques entre les femmes et les hommes. À titre d’exemple, lorsqu’un questionnaire demande des informations quant aux douleurs ressenties dans le bas du dos sans toutefois demander si la femme est menstruée, il en résulte des erreurs qui affectent l’analyse des douleurs de dos et ce, pour les deux sexes.

L’ACS requiert parfois de remettre en question les idées reçues et nos stéréotypes à l’égard des femmes et du travail des femmes, et c’est peut-être là le plus important. Par exemple, la plupart des études portant sur le rapport entre le travail et le syndrome du tunnel carpien « ajustent » les données pour tenir compte du sexe des travailleurs, mais l’usage de cette procédure se fonde sur la présomption que les femmes ont cette condition plus fréquemment que les hommes en raison de facteurs hormonaux ou d’autres facteurs spécifiques aux femmes. Partant de cette présomption, on pourra moins facilement mettre en lumière la relation entre le travail des femmes et le syndrome du canal carpien. Des études qui font une stratification des données par le sexe, ou qui analysent les sexes séparément, ont trouvé que les femmes sont plus portées à manifester le syndrome du canal carpien lorsqu’elles exécutent plus intensément un travail répétitif.[14]

Il est important de se rappeler que le fait de considérer de manière particulière les femmes comporte un bénéfice aussi pour les hommes. Par exemple, lorsque les femmes ont été embauchées pour la première fois en Angleterre à titre de factrices, on a constaté que les sacs de courrier étaient trop pesants pour certaines d’entre elles, et on a introduit des sacs plus petits. Cela a eu comme conséquence de diminuer le taux de blessures musculo-squelettiques pour les deux sexes. Mais l’analyse comparative entre les sexes implique aussi d’être attentifs aux besoins spécifiques des hommes. Par exemple, les recherches sur les dommages au système reproductif causés par les lieux de travail ont presque toujours touché les femmes, et ce n’est que plus tard qu’on s’est intéressé aux dommages causés au sperme. Aussi, on devrait réaliser des recherches qui tiennent compte du sexe et du genre sur les taux d’accidents plus élevés chez les hommes; ces taux pourraient résulter d’attentes généralisées quant aux risques plus élevés que sont prêts à courir les hommes dans leur travail.

Les données scientifiques libres de biais introduits en raison du sexe et du genre sont tout simplement de meilleures données. Cela ne veut pas dire que femmes et les hommes devraient être traités de la même manière. Il y a lieu de recourir à une multitude de méthodologies de cueillette et d’analyse des données.

DES PAS DANS LA BONNE DIRECTION

Avec l’adoption en 1995 du Plan fédéral pour l’égalité entre les sexes le gouvernement engageait tous les ministères et agences à implanter une analyse comparative entre les sexes dans les politiques et législations futures. En 1999 on a créé une Direction de l’Analyse comparative entre les sexes chargée d’accélérer l’implantation de l’ACS par les instances du gouvernement fédéral. Certaines provinces telles le Québec et la Colombie-Britannique emboîtent le pas. Sur le plan international, à Beijing en 1995 la Quatrième conférence mondiale sur les femmes a adopté à l’unanimité le Plan du Commonwealth sur le genre (gender) et le développement et le Programme d’action des Nations Unies, qui proposent tous deux un système de gestion qui tienne compte du sexe et du genre. On utilise couramment l’ACS dans les gouvernements de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans l’Union européenne. L’ACS est en voie d’implantation en Colombie et en Bolivie, et les pays scandinaves progressent vers une application cohérente de l’ACS en matière de recherche en santé au travail. Il y a là des pas dans la bonne direction, mais il reste encore beaucoup à faire!


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE :

En mars 1998 à Montréal, des chercheures, des intervenantes et des représentantes de travailleuses se sont réunies pour participer à un symposium sur le sujet " Améliorer la santé des femmes au travail : Une rencontre entre représentantes de travailleuses et chercheures ". Les participantes ont adopté un plan d’action établissant des priorités pour l’intervention et la recherche sur la santé des femmes au travail. Les recommandations suivantes ont été développées dans le cadre de cet événement.
Le plan d’action au complet est disponible au site suivant : http://www.unites.uqam.ca/cinbiose/PUB/PUB.PLANACTION.HTML


Ce que les chercheures et les chercheurs peuvent faire :

  • Des mesures devraient être prises afin que les recherches incluent les femmes comme sujets, étudient les questions qui intéressent les travailleuses, les problèmes inhérent aux emplois généralement occupés par des femmes ainsi que les paramètres biologiques spécifiques aux femmes.


  • Des outils de recherche devraient être mis au point, validés et normalisés pour chacun des deux sexes.


  • La plupart des informations scientifiques sur les expositions aux substances toxiques étant basées sur de études faites chez les hommes, il y aurait lieu d’entreprendre des recherches afin d’étudier les effets des expositions chez les travailleuses, ainsi que des études différenciées pour des populations mixtes.


  • Des recherches devraient être effectuées sur les effets des expositions chroniques mixtes, même de faible intensité, sur les femmes (et les hommes). Les méthodologies de laboratoire et d’épidémiologie doivent être adaptées à ces situations.


  • Des méthodes de recherche qualitatives devraient être utilisées pour compléter les méthodes quantitatives.


  • Les données sur le sexe et l’appartenance ethnique ne devraient pas être traitées comme facteurs déterminants indépendants sans référence aux conditions de travail et de vie. Plus précisément, les scientifiques ne devraient pas ajuster pour le sexe sans avoir examiné l’impact de tel ajustement sur l’analyse. Ils devraient démontrer qu’ils sont conscients du fait que le rapport avec l’âge ou l’appartenance ethnique peut être différent selon qu’il s’agit des conditions de travail des femme ou des hommes (et vice versa); le facteur âge peut donc se révéler un " facteur de confusion " pour un sexe ou un groupe ethnique et non pour un autre.


  • Dans l’analyse, les données sur les hommes et les femmes ne devraient pas être fusionnées sans s’assurer qu’il n’y aura aucune perte d’information sur l’un ou l’autre sexe.


  • Les organismes qui financent les recherches en santé au travail devraient émettre des directives sur ces questions. De plus, les organismes subventionnaires devraient user de leur influence, quand c’est possible, pour encourager la tenue de registres qui incluent des informations sur le sexe des sujets (ex. les données sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, ou sur les heures de travail).

Ce que peut faire le gouvernement :

  • L’on devrait examiner de près les lois et règlements en santé au travail et sur l’indemnisation en vue d’identifier les dispositions qui entraînent une discrimination systémique à l’endroit des travailleuses.


  • Les organismes qui administrent les lois en santé au travail, Statistique Canada ainsi que diverses autres bases de données devraient améliorer la qualité des informations qu’ils recueillent sur les expositions en milieu de travail.

Ce que les organisations responsables en matière d’indemnisation en santé au travail peuvent faire :

  • L’incapacité attribuable au stress professionnel, y compris le stress chronique, devrait être indemnisable. De même, les lésions attribuables aux mouvements répétitifs devraient être incluses dans les listes de maladies qui sont présumées d’origine professionnelle dans les lois.


  • Considérant que certaines décisions des instances d’appel se sont révélées discriminatoires à l’égard des femmes, une formation pour sensibiliser les décideurs aux pratiques non sexistes devrait être dispensée au personnel des organismes décisionnels pour que ces personnes soient en mesure de juger les demandes d’indemnisation et de réadaptation de façon juste et équitable.


  • Les organismes qui administrent les régimes d’indemnisation devraient recueillir, selon le genre, plus d’information sur les lésions et les expositions ainsi que sur le traitement des réclamations.

Ce que les syndicats peuvent faire :

  • Les travailleuses et leurs organisations syndicales doivent être, non seulement consultées, mais aussi associées dans la conception et la poursuite des divers projets de recherche et des décisions qui les concernent.

Ce que tout le monde peut faire :

  • Il y aurait lieu d’identifier les risques dans les emplois traditionnellement réservés aux femmes et d’établir des programmes de préventions. Il y a lieu d’explorer les répercussions de la conception et de l’organisation de lieux de travail sur la santé des travailleuses.


  • La recherche en santé au travail et les programmes de prévention et d’indemnisation devraient tenir compte des risques pour la reproduction masculine et féminine, y compris l’infertilité, les troubles des menstruations et des fonctions sexuelles.


  • Il y aurait lieu d’élaborer des stratégies de recherche et de prévention pour documenter et contrer les effets des facteurs responsables du stress psychologique.


  • Les recherches en santé et sécurité au travail devraient inclure des questions concernant la vie hors travail. En même temps, il y aurait lieu de mettre en place des mesures qui assureront que les responsabilités reliées au travail n’entrent pas en conflit avec les autres responsabilités.

Les opinions exprimées dans cette publication sont celles des auteures et des collaboratrices et ne reflètent pas nécessairement ni les opinions ni les politiques de Santé Canada.

Ce projet a reçu un appui financier de la part du Programme des centres d’excellence pour la santé des femmes, Bureau pour la santé des femmes, Santé Canada.

Ces feuillets d’information ont été rédigés par Stéphanie Premji avec les membres et associés du centre de recherche CINBIOSE à l’Université du Québec à Montréal, en collaboration avec des représentant(e)s des syndicats du Québec. La traduction en français est de Joseph Caron.

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  Appel à l’action : La santé des femmes au travail et l’analyse comparative entre les sexes
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Footnotes

[1] Statistics Canada. 2000. Women in Canada 2000: a guide to understanding the changing roles of women and men in Canada (highlights). Text available at: http://www.statcan.ca/english/ads/89-503-XPE/hilites.htm

[2] Statistique Canada. 2000. Femmes au Canada 2000. Rapport statistique fondé sur le sexe. Ottawa, p. 114.

[3] Statistique Canada. 2000. Femmes au Canada 2000. Rapport statistique fondé sur le sexe. Ottawa, p. 110.

[4] Messing, K. 1998. One-eyed science: occupational health and women workers. Philadelphia: Temple University Press, p. 15.

[5] Messing, K., Seifert, A.M., Escalona, E. (1997) The 120-second minute: Using analysis of work activity to prevent psychological distress among elementary school teachers. Journal of Occupational Health Psychology 2(1):45-62.

[6] Status of Women Canada. 1995. Setting the stage for the next century. The federal plan for gender equality. Ottawa, p.19.

[7] Prévost, J., Messing, K. (2001) Stratégies de conciliation d’un horaire de travail variable avec des responsabilités familiales. Le travail humain 64:119-143.

[8] Lippel, K. 1999. Workers’ compensation and stress: gender and access to compensation. International Journal of Law and Psychiatry 22 (1):79-89.

[9] Lippel, K., and D.L. Demers. 1996. L’invisibilité, facteur d’exclusion: les femmes victimes de lésions professionnelles. Revue Canadienne de Droit et Société 11 (2):87-133.

[10] Messing, K., and S. Boutin. 1997. La reconnaissance des conditions difficiles dans les emplois des femmes et les instances gouvernementales en santé et sécurité du travail. Relations Industrielles / Industrial Relations 52 (2):333-362.

[11] Zahm, S.H., L.M Pottern, D.R. Lewis, M.H. Ward, and D.W. White. 1994. Inclusion of women and minorities in occupational cancer epidemiological research. Journal of Occupational Medicine 36 (8):842-847.

[12] Messing, K. Courville, J., Boucher, M., Dumais, L., Seifert, A.M. 1994. Can safety risks of blue-collar jobs be compared by gender? Safety Science 18:95-112.

[13] Needleman, C., Needleman, M.L. 19996. Qualitative methods for intervention research. American Journal of Industrial Medicine 29:329-337.

[14] Leclerc, A. et al. 1998. Carpal tunnel syndrome and work organisation in repetitive work: a cross sectional study in France. Occupational and Environmental Medicine 55:180-187.

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